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Directives pour la garde et le dressage d'animaux sauvages dans les cirques
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Résumé : A cause de leurs caractéristiques biologiques et de leur comportement social hautement spécifique (ce sont pour la plupart des solitaires), il est très difficile pour les cirques de garder des jaguars dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal (voir l’introduction au chapitre sur les fauves, page 38). De plus, étant donné que ces animaux sont cités dans l’Annexe I de la Convention sur le Commerce International sur les espèces en voie de disparition de la Faune et de la Flore Sauvages (CITES), leur captivité dans les cirques est inacceptable ! |
Exigences minimales concernant la garde et le soin des jaguars (Panthera onca) (x)
A cause de leurs caractéristiques biologiques et de leur comportement social hautement spécifique, il est très difficile pour les cirques de garder des jaguars d’une manière en accord avec les besoins de chaque animal. Etant donné que ces animaux font aussi partie des espèces protégées, leur captivité dans les cirques est inacceptable. Les spécifications suivantes ne devraient par conséquent pas être considérées comme une justification de la captivité des jaguars ; leur unique but est d’assurer que les exigences minimales seront respectées pour les spécimens en captivité dans les cirques, et ce afin d’éviter des troubles du comportement.
1. Enclos intérieur
Exigences d’espace/ roulottes de cirque : Par animal : 2m sur 4m, au moins 15m2 , hauteur minimum 2.5m, 4 animaux maximum par enclo. Tous les jaguars doivent pouvoir satisfaire leur comportement de repos et de confort en même temps. Les murs des roulottes doivent être bien isolés de la chaleur et du froid. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards; de même, des planches de hauteurs différentes permettant aux animaux de grimper et de se coucher sont exigées.
Une protection contre les courants d’air, et une roulotte protégée de l’exposition directe au soleil.
Une litière de paille, isolée du froid, des surfaces de repos pour se coucher avec des d’insolation thermique, un poteau à griffer pour s’aiguiser les griffes et marquer le territoire, la possibilité de jouer.
2. Enclos extérieur
Les animaux doivent pouvoir bouger librement dans l’enclos extérieur pendant au moins 8 heures par jour.
De 1 à 4 animaux : au moins 80m2 ; 15m2 par animal supplémentaire ; 4 animaux maximum par enclos
Il doit y avoir à la fois des zones au soleil et des zones ombragées.
Sol naturel, sable (mélangé avec de la tourbe), morceaux d’écorce.
Le poteau à griffer doit permettre aux animaux d’aiguiser leurs griffes en position debout. Une surface de repos surélevée ou une platte-forme pouvant accueillir au moins 2 ou 3 animaux, s’ils sont plusieurs dans la même cage. Des objets pour jouer : par exemple des balles ou des objets en bois, suspendus et en mouvement. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards.
Etant donné que les jaguars ont un instinct d’escalade plus marqué que chez les autres fauves, ils ont besoin de structures convenables afin d’exprimer ce comportement. Ils ont aussi besoin d’aménagements permanents pour se baigner et nager.
3. Autres
Par des températures inférieures à 15°C, les animaux doivent pouvoir se retirer dans des locaux affichant des températures d’au moins 15°C.
Les spectacles
Les spectacles avec des proies potentielles sont inacceptables ; il en va de même pour l’usage de cerceaux enflammés, etc…
Du bœuf et des carcasses fraîches avec la fourrure et les plumes.
De temps à autre, il faudrait donner aux fauves de la viande hachée ou coupée en petits morceaux, car cela facilité l’administration de médicaments, de vitamines et de minéraux si nécessaire.
Les animaux devraient jeûner un jour par semaine. Il doit être possible de séparer les animaux pour tous les nourrir en même temps.

Les léopards (Panthera pardus) (x)
Pour la plupart, des animaux vivant rarement en couple ou en famille. Leur habitat s’étend des forêts tropicales aux lisières des déserts, et des montagnes aux plaines.
Les léopards sont habituellement des solitaires. Les petits groupes sont surtout composés d’une femelle et de ses petits. Ils ne forment des couples que lors de la saison des amours et la première phase de la vie des petits.
Les mâles combattent pour les femelles, et particulier avant la formation des liens familiaux, qui peut avoir lieu à tout moment de l’année. En outre, les mâles font preuve d’agressivité envers leur progéniture mâle, même avant leur maturité sexuelle.
Les léopards sont des animaux territoriaux et défendent leur territoire de leurs congénères.
Peu marquée pendant la saison du rut quand des liens se créent entre males et femelles.
Similaire à celui des autres fauves.
Similaire à celui des autres fauves.
Dans leur milieu naturel, les léopards fuient leurs ennemis à la fois en courant et en grimpant aux arbres.
Les femelles sont disposées à s’accoupler tout au long de l’année ; la période de gestation dure de 90 à 105 jours ; la maturité sexuelle est atteinte à l’âge de 2 ou 3 ans.
Les mâles se battent pour une femelle.
Comportement maternel
En général, les petits naissent dans un creux ou dans une grotte. Une portée peut aller jusqu’à 6 petits ; en règle générale, seulement 1 à 3 petits survivent aux premiers jours de leur vie. Leurs petits corps sont habituellement dévorés par la mère.
La période d’allaitement dure en général à peu près 3 mois. A l’âge de 5 mois, les petits commencent à imiter la technique de chasse de leur mère. Dans la plupart des cas, les familles se dissolvent quand les petits atteignent l’âge d’un an et demi ; il arrive cependant que des relations durables continuent.
Soit les léopards chassent leur proie à l’approche, soit ils rôdent dans leur territoire de chasse. Leur ouie est très développée et ils sont donc capables d’entendre des sons dans une fourchette de fréquence allant de 15 à 45000 Hz . La rétine de leurs yeux est extrêmement sensible, ce qui leur permet de courir, de bondir, de grimper et de chasser avec une grande précision même pendant les nuits sombres. Pour tuer leur proie, les léopards la maintiennent entre leurs pattes et mordent la veine jugulaire, ce qui entraîne une mort immédiate.
Les repas se déroulent selon un rituel immuable. Les léopards commencent par traîner leur proie dans un endroit caché ou en haut d’un arbre. C’est alors que la majorité des léopards éventrent la proie et lèchent le contenu de l’estomac (probablement parce qu’ils ont soif). Il y a cependant des animaux qui ne touchent pas à l’estomac. Le vrai repas ne commence qu’avec la poitrine, les épaules et les pattes avant de la proie. Les léopards de jungle commencent aussi par dévorer l’arrière train. Les léopards ne retournent chasser qu’après avoir complètement dévoré leur proie.
Si il y a un point d’eau à proximité du lieu de repas, les léopards interrompent souvent le repas pour étancher leur soif.
Similaire à celui des autres fauves.
Les léopards grimpent et bondissent très bien ; en courant, ils peuvent atteindre des vitesses de 60km/h.
Les léopards se reposent souvent sur les arbres.
Il correspond à celui des autres fauves.
Les léopards rôdent en silence sur leur territoire, attentifs aux sons et aux mouvements, et utilisent souvent des arbres comme postes d’observation.
Les léopards sont des animaux territoriaux et ont des territoires de 8 à 30km2.
Résumé : A cause de leurs caractéristiques biologiques et de leur comportement social hautement spécifique (ce sont pour la plupart des solitaires), il est très difficile pour les cirques de garder des léopards dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal (voir l’introduction au chapitre sur les fauves, page 38). Etant donné que ces animaux sont en outre cités dans l’Annexe I de la Convention sur le Commerce des Espèces en voie de disparition de la Faune et de la Flore (CITES), leur captivité dans les cirques est inacceptable ! |
Exigences minimales concernant la garde et le soin des léopards (Panthera onca) (x)
A cause de leurs caractéristiques biologiques et de leur comportement social hautement spécifique, il est très difficile pour les cirques de garder des léopards d’une manière en accord avec les besoins de chaque animal. Etant donné que ces animaux font aussi partie des espèces protégées, leur captivité dans les cirques est inacceptable.Les spécifications suivantes ne devraient par conséquent pas être considérées comme une justification de la captivité des léopards; leur unique but est d’assurer que les exigences minimales seront respectées pour les spécimens en captivité dans les cirques, et ce afin d’éviter des troubles du comportement.
1. Enclos intérieur Exigences d’espace/ roulottes de cirque
Par animal : 2m sur 4m, au moins 15m2 , hauteur minimum 2.5m, 4 animaux maximum par enclos
Tous les léopards doivent pouvoir satisfaire leur comportement de repos et de confort en même temps. Les murs des roulottes doivent être bien isolés de la chaleur et du froid. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards; de même, des planches de hauteurs différentes permettant aux animaux de grimper et de se coucher sont exigées.
Une protection contre les courants d’air, et une roulotte protégée de l’exposition directe au soleil.
Une litière de paille, isolée du froid, des surfaces de repos pour se coucher avec des d’insolation thermique, un poteau à griffer pour s’aiguiser les griffes et marquer le territoire, la possibilité de jouer.
2. Enclos extérieur
Les animaux doivent pouvoir bouger librement dans l’enclos extérieur pendant au moins 8 heures par jour.
De 1 à 4 animaux : au moins 80m2 ; 15m2 par animal supplémentaire ; 4 animaux maximum par enclos
Il doit y avoir à la fois des zones au soleil et des zones ombragées.
Sol naturel, sable (mélangé avec de la tourbe), morceaux d’écorce, aménagements permanents pour se baigner et nager. Des aménagements pour jouer et grimper. Des poteaux à griffer doivent être à disposition pour que les animaux puissent aiguiser leurs griffes et marquer leur territoire.
3. Autres
Selon leurs origines, les léopards supportent plus ou moins bien le froid. Cependant, par des températures inférieures à 15°C, les animaux doivent pouvoir se retirer dans des locaux affichant des températures d’au moins 15°C.
Des spectacles avec des lions et des tigres sont inacceptables car ces fauves sont des ennemis potentiels des léopards; il en va de même pour l’usage de cerceaux enflammés, etc…
Du bœuf et des carcasses fraîches avec la fourrure et les plumes.
De temps à autre, il faudrait donner aux fauves de la viande hachée ou coupée en petits morceaux, car cela facilite l’administration de médicaments, de vitamines et de minéraux si nécessaire.
Les animaux devraient jeûner un jour par semaine. Il doit être possible de séparer les animaux pour tous les nourrir en même temps.

Les lions (Panthera leo)
Les lions sont des carnivores qui habitent les zones semi-désertiques africaines, les steppes, la brousse et la savane. Leurs proies sont différentes sortes d’ongulés.
Structure sociale
La plupart des lions vivent en troupe. Certains groupes forment des communautés durables. Dans le Serengeti, il existe même des groupes semblables à des meutes, et qui sont composés de quelques mâles, d’un nombre plus élevé de femelles et de nombreux jeunes animaux.
Cependant, il peut arriver que des membres du groupe quittent la communauté et deviennent des solitaires. Certains animaux sont obligés de fuir suite à des combats avec des rivaux.
Dans des groupes plus grands, les femelles se lient avec de jeunes animaux pour former ce que l’on appelle des « garderies ».
Contrairement à d’autres fauves, les lions sont des animaux très grégaires qui passent une grande partie de la journée à dormir ; ce temps est aussi utilisé pour d’intenses contacts sociaux.
Des combats entre lions se terminent parfois tragiquement. Des cas de cannibalisme ont été rapportés quand des mâles prennent le pouvoir d’une troupe et attrapent les jeunes animaux de cette troupe.
A l’intérieur d’un territoire, les mâles jouissent d’un statut clairement dominant lors des repas. Si la proie est maigre, ces individus se rassasient au détriment des autres membres du groupe. En période de disette, les mères interdissent à leurs propres petits de manger.
On peut également observer une hiérarchie à l’intérieur d’un groupe ; elle est déterminée par la force et la condition physique de chacun des membres du groupe.
Il n’y a en général pas de distance individuelle à l’intérieur d’un groupe.
Les petits s’amusent à se battre et à s’attraper en bougeant rapidement. Les lionceaux ne jouent pas continuellement ensemble, mais se trouvent le plus souvent près de la lionne. Ils lèchent les lions adultes sur les coins des mâchoires, les touchent avec leurs pattes et se couchent sur le dos en signe d’infériorité. Ce comportement sert à détourner les instincts prédateurs des lions. Il est caractéristique que ces modes de comportement ne fonctionnent pas avec des mâles qui n’appartiennent pas au même groupe.
On observe un comportement de jeu entre mâles et femelles lors de la courte période durant laquelle se forment les couples de la saison des amours.
Entre animaux de la même espèce :
Les combats se terminent souvent par des blessures et parfois même par la mort d’un des adversaires.
De jeunes animaux sont quelquefois tués par des mâles étrangers qui ont pris le pouvoir sur la troupe.
Dans leur milieu naturel, les lions fuient les ennemis supérieurs. Si cela est impossible, ils se défendent avec véhémence en se servant de leurs dents et de leurs griffes.
Les femelles en chaleur attirent leurs partenaires mâles avec un appel spécial. De plus, les femelles en chaleur marquent souvent tout le territoire pour indiquer qu’elles sont disposées à s’accoupler.
Les jeunes couples se retirent du groupe pour un certain temps.
Les mâles suivent les femelles disposées à s’accoupler pendant pratiquement toute la période de rut et ne les laissent seules que très rarement. En dehors des phases de repos, les animaux jouent souvent entre eux d’une manière typiquement féline.
Dans la plupart des cas, le marquage attire le mâle orgueilleux qui s’accouple avec la femelle. D’autres mâles se retirent du couple pendant l’accouplement.
La cour se termine après le premier accouplement.
La femelle invite le mâle à la couvrir. A cet effet, elle frotte sa tête contre celle du mâle, passe près de lui et finit par s’accroupir devant lui. Après avoir un peu léché la femelle, le mâle la couvre. On a observé des morsures rituelles du cou lors de l’éjaculation. La copulation dure de 5 à 8 secondes et est répétée jusqu’à 40 fois par jour. Quand le mâle se retire de la femelle, elle se retourne, grogne et lui frappe les mâchoires avec ses pattes.
Après la courte période d’accouplement, les animaux retournent tous deux à leur troupe et restent ensemble jusqu’à la naissance des lionceaux. Le mâle ne s’intéresse alors plus à la femelle et reprend sa vie normale et indépendante dans la troupe.
La femelle perd l’appétit peu avant la naissance. Elle quitte le groupe pour s’installer dans un endroit abrité pour mettre bas.
Dans les premières semaines après la naissance des lionceaux, les femelles ont tendance à rester avec leur portée à l’écart du groupe et s’occupent toutes seules de leur progéniture. Dès que les lionceaux sont capables de suivre leur mère, ils sont intégrés dans la troupe et les « garderies » se forment.
L’imprégnation à la mère existe ; mais il n’empêche que les lionceaux suivent aussi les autres membres de la troupe.
Les liens maternels
Ils sont très intensifs lors des premières semaines, bien que la femelle doive quitter les lionceaux peu de temps après la naissance pour aller chasser.
Les lionceaux semblent accepter n’importe quelle femelle qui veut bien assurer les devoirs maternels. Afin d’étouffer les instincts de chasse des femelles, les lionceaux jouent avec les femelles qui les regardent.
Tant qu’il y a suffisamment de nourriture, les femelles prennent soin de leurs petits. En période de disette, les petits sont interdits d’accès à la nourriture, ou sont chassés (même par leur mère).
Les mâles laissent aux femelles de la troupe le soin de se procurer la nourriture. Si la proie est suffisamment grande, tous les lions mangent ensemble. En cas de disette, les mâles les plus forts l’emportent sur les autres ; suivis des femelles, puis des jeunes animaux.
Les lions sont fortement déterminés par leur sens de la vue ; cependant, on a observé qu’ils se fiaient aussi à l'aide de leur sens auditif pour localiser leur proie. Ce sont notamment les bruits émis par les hyènes quand elles chassent qui attirent les lions, qui chassent alors les hyènes pour s’approprier leur proie.
Leur sens de l’odorat n’est pas très développé ; cependant, il leur arrive de s’en servir afin de localiser des proies (notamment de jeunes animaux).
Les lions chassent principalement des ruminants de taille moyenne qui habitent la savane mais se nourrissent aussi de carcasses. Comme tous les carnivores, les lions consomment parfois du fourrage végétal. Ils arrachent des touffes d’herbe ou des feuilles et se nourrissent également du contenu des viscères de leur proie.
En moyenne, les lions se nourrissent tous les 3 jours mais peuvent également jeûner jusqu’à 10 jours. Si une grande proie a été tuée, un lion est capable de manger jusqu’à 33 kg de viande en une fois.
Habituellement, les lions mangent leur proie à l’endroit où elle a été tuée. Seuls les animaux plus petits sont transportés sur une courte distance en les traînant à l’aide des mâchoires.
L’animal le plus fort a l’avantage. Cela peut même impliquer que les femelles refusent l’accès à la nourriture à leurs propres petits et les chassent si la nourriture est peu abondante. L’acte de se nourrir est combiné avec le comportement d’exploration.
Les lions mangent leur proie d’une façon typiquement féline, c’est à dire qu’ils mâchent de petits bouts provenant de plus grands morceaux de viande.
Comportement d'abreuvement
Les lions préfèrent l’eau claire, mais boivent aussi le liquide contenu dans les viscères de leur proie s’ils n’ont pas d’autre moyen d’étancher leur soif.
Les lions boivent très souvent, cela peut leur prendre jusqu’à 20 minutes.
Les jeunes lions grimpent souvent, mais de moins en moins en vieillissant. Ils continuent cependant à se retirer sur des branches solides et faciles d’accès pour se reposer.
Les lions ont capables d’atteindre des vitesses élevées sur de petites distances. Afin de se déplacer rapidement, ils se déplacent en employant un genre de trot.
Habituellement, c’est toute la troupe qui s’arrête pour se reposer ; les contacts physiques sont possibles lors de cette phase.
Les lions préfèrent se reposer à l’ombre.
Les lions adultes se reposent de 20 à 22 heures par jour.
Les lions ont tendance à se reposer le jour et à être actifs la nuit.
Quand ils ne dorment pas, les animaux ont tendance à somnoler dans diverses positions.
On ne connaît aucune exigence particulière concernant leur lieu de sommeil.
Toilette, hygiène sociale, baillements, rugissements.
La plupart des familles de lions vivent dans des territoires bien définis ; à cet effet, les mâles laissent des marquages urinaires sur les buissons, etc… Ils rugissent également pour indiquer que c’est leur territoire.
Les lions défendent leur territoire des autres groupes. Les combats se terminant par des blessures pour l’un des adversaires ont rarement lieu tant que le groupe inférieur peut fuir à temps. La mobilité à l’intérieur du territoire dépend de la densité des proies potentielles dans la zone en question.
Exigences minimales concernant la garde et le soin des lions (Panthera leo)
1. Enclos intérieur
Exigences d’espace/ roulottes de cirque
Par animal : 2m sur 4m, au moins 15m2 .
Tous les lions doivent pouvoir satisfaire leur comportement de repos et de confort en même temps. Les murs des roulottes doivent être bien isolés de la chaleur et du froid. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards; de même, des planches de hauteurs différentes permettant aux animaux de grimper et de se coucher sont exigées, ainsi que des planches d’isolation thermique.
Une protection contre les courants d’air, et une roulotte protégée de l’exposition directe au soleil.
Une litière de paille, isolée du froid, des surfaces de repos pour se coucher avec des d’insolation thermique, un objet à griffer pour s’aiguiser les griffes et marquer le territoire, la possibilité de jouer.
2. Enclos extérieur
Les animaux doivent pouvoir bouger librement dans l’enclos extérieur pendant au moins 8 heures par jour.
De 1 à 4 animaux : au moins 80m2 .
Il doit y avoir à la fois des zones au soleil et des zones ombragées.
Sol naturel, sable (mélangé avec de la tourbe), morceaux d’écorce. Des poteaux à griffer doivent être à disposition pour que les animaux puissent aiguiser leurs griffes en position debout. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards ; des aménagements pour le jeu, par exemple des balles ou des objets mobiles en bois.
3. Autres
Par des températures inférieures à 15°C, les animaux doivent pouvoir se retirer dans des locaux affichant des températures d’au moins 15°C.
Des spectacles avec des proies potentielles sont inacceptables; il en va de même pour l’usage de cerceaux enflammés, etc…
Du bœuf et des carcasses fraîches avec la fourrure et les plumes.
De temps à autre, il faudrait donner aux fauves de la viande hachée ou coupée en petits morceaux, car cela facilite l’administration de médicaments, de vitamines et de minéraux si nécessaire.
Les animaux devraient jeûner un jour par semaine. Il doit être possible de séparer les animaux pour tous les nourrir en même temps.

Les tigres (Neofelis tigris) (x)
Ces carnivores asiatiques habitent les prairies sèches et humides, les forêts de toutes sortes, les plaines et les régions montagneuses à des altitudes de jusqu’à 4000m.
La plupart des tigres sont des solitaires pendant la majeure partie de l’année. Les mâles et les femelles vivent ensemble pendant la saison du rut et parfois encore quelques semaines après. Les petit s restent avec leur mère en moyenne jusqu’au 3ème tiers de leur vie (familles matriarcales).
Les tigres mâles sont des animaux organisés territorialement mais tolèrent le passage de congénères sur leur territoire. Cependant, lors de la période de rut, les combats entre mâles sont fréquents. De même, les femelles sont obligées de défendre leurs petits des mâles, car ils tuent quelquefois les jeunes tigres. Alors même les mâles fuient les femelles, qui sont très agressives.
Tout le reste de l’année, les mâles ont tendance à dominer ; ils chassent notamment les femelles des proies en période de disette.
Les mâles qui sont haut placés dans la hiérarchie défendent leur territoire de leurs congénères.
Les petits jouent entre eux et avec leur mère. En vieillissant, les animaux préfèrent jouer à se battre.
Les combats entre tigres se terminent souvent par des blessures et parfois par la mort d’un des adversaires.
Dans leur milieu naturel, les tigres fuient les ennemis supérieurs. S’ils sont acculés, ils se défendent avec véhémence en utilisant leurs dents et leurs griffes.
Elle apparaît à l’âge de 3 ans ½ chez et mâles et à l’âge de 2 ou 2 ans ½ chez les femelles.
45 à 55 jours.
Caractéristiques comportementales particulières à la saison des amours (les mâles étant dans leur phase d’activité sexuelle)
Lors de la période de rut, le tigre reste auprès de sa partenaire et s’accouple souvent avec elle.
Les tigresses en chaleur tentent de détecter le marquage urinaire d’un mâle territorial. Si le mâle et la femelle se sont trouvés de cette manière, l’accouplement est de rigueur.
Les seuls liens sont ceux entre la mère et ses petits.
Les proies sont du bétail sauvage, des antilopes, les cerfs mais aussi des animaux plus petits.
Les tigres sont des adeptes de la technique de chasse à l’approche. Ces fauves s’approchent de leur proie patiemment en pressant leur corps contre le sol. Quand la proie lève la tête, le tigre reste immobile. Les tigres ne bondissent qu’au dernier moment, et, ce faisant, atteignent des vitesses parfois remarquables.
Les tigres sont constamment en mouvement. Ils se déplacent de toutes les façons possibles – ils courent, trottent, galopent, bondissent et sont aussi d’excellents grimpeurs et nageurs.
Bailler, s’étirer, rugir. Comme tous les félins, les tigres consacrent beaucoup de temps à leur toilette.
Les cours d’eau et les étendues d’eau stagnante ne sont pas seulement utilisées pour boire et se rafraîchir, mais aussi pour chasser.
Les comportements de jeu et d’exploration sont très développés.
On a rapporté des territoires de 20 à 60 km2 pour les femelles et de 40 à 180 km2 pour les mâles.
Résumé : A cause de leurs caractéristiques biologiques et leur comportement social très spécifique (ce sont pour la plupart des solitaires), il est très difficile pour les cirques de garder des tigres dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal (voir l’introduction au chapitre sur les fauves). Etant donné que ces animaux sont également cités dans l’Annexe I de la Convention sur le Commerce International des Espèces de la Faune et de la Flore en voie de disparition (CITES), leur captivité dans les cirques est inacceptable ! |
Exigences minimales concernant la garde et le soin des tigres (Neofelis tigris) (x)
A cause de leurs caractéristiques biologiques et de leur comportement social hautement spécifique, il est très difficile pour les cirques de garder des tigres dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal. Etant donné que ces animaux font aussi partie des espèces protégées, leur captivité dans les cirques est inacceptable. Les spécifications suivantes ne devraient par conséquent pas être considérées comme une justification de la captivité des tigres; leur unique but est d’assurer que les exigences minimales seront respectées pour les spécimens en captivité dans les cirques, et ce afin d’éviter des troubles du comportement.
1. Enclos intérieur Exigences d’espace/ roulottes de cirque
Par animal : 2m sur 4m, au moins 15m2 , hauteur minimum 2.5m ; 4 animaux maximum par enclos.
Tous les tigres doivent pouvoir satisfaire leur comportement de repos et de confort en même temps. Les murs des roulottes doivent être bien isolés de la chaleur et du froid. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards; de même, des planches de hauteurs différentes permettant aux animaux de grimper et de se coucher sont exigées, ainsi que des planches d’isolation thermique pour protéger les animaux du froid et de la chaleur.
Une protection contre les courants d’air, et une roulotte protégée de l’exposition directe au soleil.
Une litière de paille, isolée contre le froid, des surfaces de repos pour se coucher avec des planches d’insolation thermique, un poteau à griffer pour s’aiguiser les griffes et marquer le territoire, la possibilité de jouer.
2. Enclos extérieur
Les animaux doivent pouvoir bouger librement dans l’enclos extérieur pendant au moins 8 heures par jour.
De 1 à 4 animaux : au moins 80m2 , 15m2 par animal supplémentaire, 4 animaux maximum dans l’enclos.
Il doit y avoir à la fois des zones au soleil et des zones ombragées, ainsi qu’une mare pour la baignade.
Sol naturel, sable (mélangé avec de la tourbe), morceaux d’écorce. Le poteau à griffer doit permettre aux animaux d’aiguiser leurs griffes en position debout. Une surface de repos surélevée ou une platte-forme pouvant accueillir au moins 2 ou 3 animaux. Il doit y avoir des aménagements permettant aux animaux de se soustraire aux regards et aussi de jouer, par exemple des balles ou des objets mobiles en bois.
3. Autres
Par des températures inférieures à 15°C, les animaux doivent pouvoir se retirer dans des locaux affichant des températures d’au moins 15°C (à l’exception des tigres blancs de Sibérie, qui résistent au froid, toutes les autres espèces ont besoins de la chaleur).
Des spectacles avec des proies potentielles sont inacceptables; il en va de même pour l’usage de cerceaux enflammés, etc.
Du bœuf et des carcasses fraîches avec la fourrure et les plumes.
De temps à autre, il faudrait donner aux fauves de la viande hachée ou coupée en petits morceaux, car cela facilite l’administration de médicaments, de vitamines et de minéraux si nécessaire.
Les animaux devraient jeûner un jour par semaine. Il doit être possible de séparer les animaux pour tous les nourrir en même temps.

Les ours (Ursidae) x
Les ours font partie des plus gros fissipèdes du monde. Tous les ours ont un grand corps robuste, une queue rudimentaire, des orteils aux griffes très courbées et non rétractiles ; ce sont des plantigrades.
On peut classer les grands ours en 7 espèces : l’ours brun, l’ours isabelle de l’Himalaya, l’ours noir d’Amérique du Nord (ou baribal), l’ours polaire, l’ours « lippu », l’ours malais et l’ours à lunettes.
Les ours bruns sont des solitaires (familles matriarcales) ; ils habitent les forêts claires et la toundra, où ils vivent dans le sol.
Les ours isabelle de l’Himalaya sont eux aussi des solitaires (familles matriarcales) et vivent dans les forêts mixtes et les forêts d’arbres latifoliés (=avec de larges feuilles) du Balutchistan, ainsi que les bois de ronces. Ces animaux (les adultes comme les petits) sont d’excellents grimpeurs.
Les ours noirs d’Amérique du Nord ou baribals sont des solitaires (familles matriarcales) ; ils habitent les forêts d’arbres latifoliés et les forêts mixtes, et sont eux aussi de bons grimpeurs.
Les ours polaires sont des solitaires (familles matriarcales) et habitent les mers, les îles et les côtes arctiques ; ils n’ont pas de territoire, ce sont de nomades.
Les lippus sont des solitaires (familles matriarcales) qui habitent les forêts de mousson aux arbres à feuilles caduques et les jungles de ronces dans les régions sèches d’Inde et du Sri Lanka.
Les ours malais sont des solitaires (familles matriarcales) ou forment des petits groupes de 4 membres maximum ; ils habitent exclusivement les forêts tropicales.
Les ours à lunettes sont des solitaires (familles matriarcales) qui ont des habitats divers, comme les prairies, la brousse, et les forêts tropicales d’Amérique du Sud. Ce sont d’excellents grimpeurs et ils construisent aussi des plates-formes.
Les ours sont des solitaires pendant la plus grande partie de l’année. Néanmoins, selon leur espèces et leur milieu, les oursons passent les premiers 18 ou 30 mois de leur vie avec leur mère ou une autre femelle qui élève des oursons du même âge.
Pendant la période des accouplements, les combats entre des ours bruns mâles rivaux ne sont pas rares. Alors que l’on a observé que les ours bruns européens ne s’engageaient que rarement dans des combats se soldant par des blessures graves, des combats véhéments entre des grizzlis mâles lors de la saison du rut occasionnent souvent des blessures graves à l’un des adversaires. Les femelles qui protègent leurs petits peuvent également se montrer très agressives si on les dérange. Quelquefois, les combats entre des ours polaires adultes se terminent par la mort de l’adversaire ; dans ce cas, le vainqueur mange le vaincu. En général, on a rapporté que les ours étaient les seuls mammifères à s’adonner régulièrement au cannibalisme (à la fois sur leurs petits et leurs congénères).
Les mâles dominants défendent leur territoire de leurs congénères, surtout pendant la saison du rut.
On ne sait rien concernant la distance individuelle entre les ours.
Tout comme les oursons, les ours adultes ont une forte tendance à jouer. L’instinct de jeu très prononcé des ours adultes indique un niveau d'intelligence élevé.
Un combat peut occasionner des blessures et quelquefois même la mort de l’adversaire.
Les ours ont tendance à fuir leurs ennemis ; si cela est impossible ou s’il s’agit d’une femelle qui protège ses petits, les ours attaquent l’adversaire avec leurs pattes et, une fois que l’ennemi est tombé, ils le mordent.
ours bruns : environ à l’âge de 2 ans ½ lippus :de 2 ans ½ à 3 ans ½
baribals et ours isabelle de l’Himalaya :2 ans ½ ours malais :de 3 ans ½ à 5 ans
ours polaires :de 3 ans ½ à 4 ans ½ ours à lunettes :à 3 ans et 4 mois
Les ours malais peuvent se reproduire tout au long de l’année ; tous les autres ours ont des périodes fixes pour l’accouplement et la naissance.
Ours bruns : juin, juillet
Baribals : juin, juillet
Ours isabelle de l’Himalaya : juin, juillet
Ours polaires : avril, mai
Lippus : juillet
Ours malais : toute l’année
Ours à lunettes : juin, juillet
Ours bruns : 7 à 8mois
Baribals : 7 à 7 mois ½
Ours isabelle de l’Himalaya : 7 à 8 mois
Ours polaires : environ 8 mois
Lippus : 6 mois
Ours malais : environ 96 jours
Ours à lunettes : de 7 mois ½ à 8 mois et une semaine
Caractéristiques comportementales particulières à la saison des amours (l’exemple des ours bruns)
Les ours bruns sont probablement monogames ; mais ils peuvent être polygames si il y a beaucoup de femelles sur le territoire. Pendant les chaleurs, les femelles sécrètent une odeur particulièrequi aide les mâles à les repérer. Dans la plupart des cas, les mâles ont tendance à s’accoupler avec les mêmes femelles d’une année sur l’autre. Les caractéristiques particulières à l’accouplement sont la poursuite rituelle qui précède la copulation et le constant petit "rire" étouffé du mâle, qui sert à attirer la femelle. Quelques jours avant l’apogée de la période des accouplements, le mâle suit la femelle et ne cesse de lui lécher le museau et de lui mordre la nuque, la gorge et le dos, et la frappe légèrement avec ses pattes, ce qui accroît l’excitation de la femelle. La copulation en elle même n’a pas de caractéristiques particulières ; la durée de chaque copulation est cependant assez longue – de 10 à 15 minutes.
Les ours bruns et les ours polaires mettent bas dans des tannières en hiver. La naissance se déroule rapidement sans pertes de sang importantes ; la femelle mange le placenta. Le nombre de petits par portée dépend de l’âge de la mère. Les ours bruns et les ours polaires donnent naissance à plusieurs oursons (de 3 à 4).
Les oursons nouveaux-nés pèsent environ 400g et mesurent environ de 22 à 23cm. A la naissance, ils sont aveugles, dépourvus de dents et recouverts d’un mince duvet. Les femelles prennent grand soin de leurs petits, les lèchent fréquemment et les pressent soigneusement contre leur poitrine avec leurs pattes pour les allaiter. Pendant cette période, les femelles ne boivent ni ne mangent pendant plusieurs semaines. Au printemps, les femelles étant de plus en plus souvent obligées de laisser leurs petits sans défense pour aller chercher de la nourriture, les oursons sont constamment exposés aux autres prédateurs.
Les oursons sont allaités régulièrement pour une période d’environ 3 mois ½ ; suivie par une période d’allaitement discontinue. Suivant leur espèce et leur environnement, les oursons passent leur première année et demie ou leurs premiers 2 ans ½ avec leur mère ou une autre femelle qui élève des oursons du même âge. On a observé, surtout chez les ours bruns d’Amérique, des cas où des mères « adoptaient » les petits d’autres femelles, ou au contraire, des cas où les petits se choisissaient une autre « mère ». Ce qui signifie que l’imprégnation par la mère ne doit pas être très forte. De plus, il a été observé que des ours abandonnent leurs petits après les avoir assommés d’un coup de patte. On ne sait pas vraiment si cela ne concerne que les oursons non viables ou s’il s’agit là d’une forme (inconnue jusqu’à présent) de « contrôle des naissances ».
En automne, les petits commencent à aider leur mère à chasser.
Les ours ont des comportements alimentaires différents suivant les saisons. Au début du printemps, quand la nourriture d’origine végétale est rare, les ours ont tendance à chasser. Bien qu’ils soient omnivores, leurs modèles alimentaires présentent des différences régionales. A titre d’exemple, certains ours ne mangent que de la viande et du poisson, et ainsi de suite. Les ours cherchent des insectes, des vers, etc…sous les pierres ; ils démantèlent des ruches, creusent dans les trous de souris et tuent des moutons, des agneaux ou d’autres animaux de leurs pattes puissantes. En outre, on a observé que des ours tuaient quelquefois des sangliers pesant quelquefois plus de 30 kg et des chamois ou des biches blessés. Parmi les petits mammifères, les ours sont surtout friands d’insectivores tels que les taupes et les musaraignes, les rongeurs tels que les loirs, les lérots, les "souris des neiges" et les écureuils. Après les avoir soigneusement plumés, les ours mangent également certains oiseaux, tels que les "pigeons de rocaille" et les "coqs de montagne".
Bien que les ours préfèrent la viande fraîche, ils mangent aussi des carcasses si nécessaire. Ils boivent comme les canidés ; la consommation d’eau est plus importante en hiver qu’en été.
Pendant les longs mois d’hiver, les ours polaires mangent surtout de la viande et notamment du phoque. Les ours polaires ont développé des techniques de chasse impressionnantes sur terre et en mer. En règle générale, les ours polaires assomment leur proie d’un seul coup de patte puissant et la tuent d’une morsure à la nuque ou au crâne. Les ours polaires sont capables de tuer des animaux beaucoup plus grands que ne le pourraient les ours bruns. On les a déjà vus attaquer et tuer des bœufs musqués.
Les ours sont des animaux extrêmement propres : avant la période d’hibernation, ils quittent leur grotte régulièrement afin de déféquer et d’uriner.
Les ours bruns sont d’une force et d’une agilité remarquables. En tant que plantigrades, ils ne trottent et ne galopent que quand ils chassent ou fuient et atteignent des vitesses de 50 km/h. Les ours s’accroupissent souvent sur les pattes arrières et peuvent même se déplacer dans cette position, notamment quand ils observent les alentours ou qu’ils cherchent de la nourriture. De plus, les ours sont de très bons grimpeurs, nageurs et plongeurs. Les ours polaires sont d’excellents grimpeurs sur les parois à pic rocheuses et de glace.
Les ours se reposent généralement dans des grottes, après avoir creusé un trou dans un sol sec et l’avoir tapissé de mousse, d’herbe et de feuilles.
Les ours polaires construisent des grottes (ainsi que pour les naissances) dans de la neige en surplomb. La plupart des ours se reposent à même le sol. Les ours à lunettes et les ours isabelle de l’Himalaya grimpent aussi aux arbres pour se reposer.
Les ours aiment somnoler au soleil ; on a également observé chez eux un sommeil "de défense".
En plus de la baignade, le comportement de confort des ours comprend des actions telles que de griffer ou de frotter, ainsi que de faire sa toilette avec les dents et les lèvres. Les attitudes qui dénotent le plaisir et le confort sont le fait d’être étendu par terre, de s’étirer et de se rouler par terre.
Les ours sont très curieux. Les petits, mais aussi les adultes font preuve d’un comportement de jeu prononcé.
Un comportement territorial a été observé chez les ours bruns sur des territoires de 20 à plus de 100 km2. Les ours bruns et les ours kodiaks marquent leur territoire en se frottant la nuque aux arbres en position debout, ainsi qu’en les frappant et en les griffant.
Les ours sont des solitaires. Il est possible sous certaines conditions de garder toutes les espèces, à l’exception des ours malais, en groupes d’un mâle et de plusieurs femelles. Néanmoins, la captivité collective reste problématique (on a déjà vu des ours polaires, des ours isabelle de l’Himalaya et des ours bruns mâles tuer des femelles) et exige une préparation minutieuse (les ours doivent notamment être séparés de leurs congénères par une grille pour une période de temps prolongée). Le comportement des animaux doit être surveillé de façon continue avant de pouvoir les mettre ensemble.
Résumé : A cause de leurs caractéristiques biologiques et leur comportement social très spécifique, il est très difficile pour les cirques de garder des ours dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal. Les ours sont en majorité des solitaires et deviennent actifs au crépuscule. Il ne faut pas oublier que beaucoup des animaux qui habitent les régions nordiques – même s’ils n’hibernent pas au sens propre du terme – passent les mois d’hiver dans des grottes et réduisent pour cela leur taux métabolique fondamental et deviennent léthargiques. De plus, les ours malais, les ours à lunettes, les lippus et les ours isabelle de l’Himalaya sont cités dans l’Annexe I de la Convention sur le Commerce International des Espèces de la Faune et de la Flore en voie de disparition (CITES). |
Les ours (Ursidae) (x)
Il est impossible pour les cirques de garder des ours dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal (voir précédemment). A la base, les ours ont un besoin énorme de bouger et de grimper, besoin qu’il faudrait donc pouvoir satisfaire sur les lieux du cirques. Afin d’éviter la cruauté envers ces animaux (qui est un délit punissable), il faudrait fournir des enclos extérieur de taille convenable (et comportant en outre de vraies possibilités de grimper), ainsi qu’il est décrit ci dessous. Mis à part le fait que la captivité des ours dans les cirques est inacceptable pour des raisons de protection animale, on peut se permettre de douter si les aménagements exigés seraient en accord avec les règlements de sécurité généraux. Les spécifications suivantes ne devraient par conséquent pas être considérées comme une justification de la captivité des ours; leur unique but est d’assurer que les exigences minimales seront respectées pour les spécimens en captivité dans les cirques, et ce afin d’éviter des troubles du comportement.
Il est totalement impossible de garder des ours polaires dans des cirques ; les spécifications ci dessous ne contiennent donc aucune référence à leur espèce.
1. Enclos intérieur Exigences d’espace/ roulottes de cirque
Par animal : 2m sur 4m, au moins 15m2 , hauteur minimum de la roulotte 2.5m voire même plus grand dans certains cas; on doit s’assure que les animaux puissent se tenir debout sur les pattes arrière.
Tous les animaux doivent pouvoir satisfaire leur comportement de repos et de confort en même temps. Les murs des roulottes doivent être bien isolés de la chaleur et du froid. Les animaux doivent pouvoir se soustraire aux regards.
Une protection contre les courants d’air, et une roulotte protégée de l’exposition directe au soleil.
Pour les ours malais et les lippus :température minimum 12°C.
De la litière, des objets susceptibles d’intéresser les animaux :
Des planches de différentes tailles doivent être fournis pour permettre aux baribals, aux ours isabelle de l’Himalaya et aux ours à lunettes de se coucher et de grimper.
2. Enclos extérieur
Les animaux doivent pouvoir bouger librement dans l’enclos extérieur pendant au moins 8 heures par jour.
Baribals, ours isabelle de l’Himalaya et ours bruns : pour 1 à 2 animaux : au moins 100m2 , 20m2 par animal supplémentaire.
Ours malais, ours à lunettes et lippus : pour 1 à 2 animaux : au moins 70m2, 20m2 par animal supplémentaire.
Il doit y avoir à la fois des zones au soleil et des zones ombragées.
Un substrat à base de terre, de sable ou de tourbe mélangée afin de satisfaire l’instinct de creuser des animaux. Des objets susceptibles d’intéresser les animaux, des aménagements pour la baignade, une structure d’enclos avec des troncs d’arbres et des branches à la fois pour grimper et s’aiguiser les griffes. Il doit y avoir des aménagements permettant aux animaux de se soustraire aux regards
3. Autres
Il doit y avoir la possibilité d’installer des enclos individuels.
Plusieurs heures de travail quotidien et des occupations permettant un comportement naturel.
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Les phoques (Pinnipedia) x
Les phoques sont des prédateurs marins spécialisés qui sont, un peu comme les ours, les descendants des prédateurs marins du début de la période tertiaire. Etant donné qu’il existe 34 espèces de phoques différentes, cette description biologique ne peut être qu’une vue générale. Les otaridae (phoques à oreilles, dits otaries) sont une famille qui comprend les lions de mer, les morses et les phoques.
La plupart des espèces sont grégaires et vivent dans des grands groupes bien qu’il existe également des harems avec un comportement territorial. Les mâles de presque toutes les espèces sont polygames. Pendant la période des accouplements, ils habitent essentiellement les régions côtières et n’entrent dans l’eau que pour se nourrir. Certaines espèces de phoques vivent sur le pack, ce sont pour la plupart des solitaires qui ne forment des liens que durant la période des accouplements. Les autres espèces vivent sur les plages de sable et les régions côtières rocheuses.
Les combats territoriaux ne sont pas rares pendant la période des accouplements.
Selon les espèces, des combats entraînant des morsures ont lieu sur les territoires côtiers ; les luttes pour les harems sont monnaie courante.
Les phoques atteignent la maturité sexuelle entre l’âge de 4 à 7 ans.
Ces prédateurs marins s’accouplent sur le rivage ( à l’exception des morses).
Selon les espèces, les petits sont sevrés à l’âge de 4 mois ( les phoques) ou de 11 à 12 mois (les lions de mer de Steller et les otaries du genre Arctocephalus).
Les phoques se nourrissent principalement de divers poissons, de calmars, de crustacés ; certains tuent des pingouins.
Tous les phoques sont très actifs physiquement. Non seulement ils sont infatigables, mais ils sont aussi des nageurs très rapides (les phoques : jusqu’à 4m/s) ; le lion de mer de Californie peut plonger en apnée jusqu’à 15 minutes à des profondeurs d’environ 100 m.
Certaines espèces sont sédentaires alors que d’autres changent de milieu selon la saison.
Les phoques ont un instinct très prononcé pour le jeu et l’exploration.
La taille du territoire de chaque phoque dépend de son espèce. Après s’être battu pour le meilleur emplacement au bord de l’eau, les phoques inférieurs prennent la fuite par la mer.
Comme nous l’avons déjà mentionné, il y a des espèces de phoques sédentaires et des espèces migratrices. En ce concerne ces dernières, les mâles arrivent avant le reste du groupe afin d’explorer ou de conquérir le nouveau territoire.
Résumé : A cause de leurs caractéristiques biologiques, de leur comportement social , de leur incompatibilité avec des transports fréquents, ainsi que leur besoin extrêmement spécialisé de produits alimentaires particuliers et d’espace, il est impossible pour les cirques de garder des phoques dans des conditions en accord avec les besoins de chaque animal ! De plus, certaines espèces de phoques sont en danger d’extinction ! |