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Le témoignage du Dr Marie-Claude Bomsel
(Docteur - vétérinaire, Professeur au Muséum d'Histoire Naturelle)
Interview réalisé par la Fondation 30 millions d'Amis (01/02./2009)
" Un fauve aime à marquer certains endroits, il a ses poses, ses odeurs, ses repères.
C'est impossible, vous avez la continuité des cages, l'un urine, l'autre urine à côté, immédiatement ils sont partis dans une frénésie complète. |
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L'ours qui est un solitaire a besoin d'être caché, il faudrait lui laisser aussi sa tanière, ça leur est impossible dans les cirques, donc automatiquement il y a un malaise psychologique et il y a immédiatement derrière des maladies et alors ces mouvemenst stéréotypés systématiques...

Un mouvement stéréotypé c'est dû au fait qu'on ne peut exprimer son répertoire comportemental, donc on le fait de façon partielle et après ça s'inscrit vraiment dans le système nerveux et on le fait comme un passage à vide, presque pour ne pas penser, une espèce de pansement du système nerveux du cerveau et qui permet de supporter l'insupportable, un vide absolu, le néant total.
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Le public en veut toujours plus, il veut de l'exploit, il veut l'animal gros, il le veut tout prêt avec un risque maximal et il ne voit rien.
Si nous public on exige de l'exploit, on veut de la folie, on entraîne cela parce que les fauves ce sont des chats, vous avez déjà essayé de dresser un chat ? C'est la même chose.
Ce sont des animaux solitaires donc il faut systématiquement un rapport de force et de violence entre eux... "
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A voir "Les animaux dans les cirques souffrent : démonstration"
avec comme illustration les animaux du cirque Arlette Grüss >>
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